On basara tarama kiriku
〒779-3123 徳島県徳島市国府町観音寺
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Blue: trail from the previous temple · red: to the next temple · 🛖: henro goya (hut). Tap a trail to open Street View at that spot.
🚗 To temple 17 Ido-ji : 3 km · 20 min by car
Pilgrims’ trail from OpenStreetMap; walking time computed from the terrain, plus half for breaks.
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History
Origines traditionnelles et consécration de Senju Kannon
Selon les chroniques du monastère, dont le Kannon-ji Engi de 1725, Gyōki aurait fondé le sanctuaire en 741 comme chapelle impériale sur ordre de Shōmu. Selon la tradition, Kōbō Daishi y aurait résidé en 816 et aurait sculpté la statue de Senju Kannon (Kannon aux mille bras) pour en faire l'image principale, flanquée des effigies protectrices de Fudō Myōō et de Bishamonten, et aurait fixé le nom de Kannon-ji.
Destructions guerrières, renaissance d'Edo et légendes pieuses
Ravagé par les combats féodaux de l'ère Tenshō (vers 1582), le temple fut relevé en 1659 (ère Manji 2) par le moine Yūō Hōshi avec le soutien financier du seigneur du domaine d'Awa, Hachisuka Tsunanori. Les offrandes votives des pèlerins transmettent des récits de guérison, de châtiment et de pardon attribués à sa divinité tutélaire.
Sources : Association des 88 temples de Shikoku — Kannon-ji ; Office de tourisme de Tokushima (Awanavi) — Kannon-ji.
Description
La porte-clocher et l'oratoire de Yonaki Jizō
Implanté dans le tissu villageois de Kokufu, Kannon-ji s'annonce par une remarquable porte d'entrée à étage faisant office de clocher (Shōrōmon), édifiée en bois sombre dans le style traditionnel japonais (wayō). Dès l'entrée dans la cour pavée, le regard est attiré par la statue de Yonaki Jizō (夜泣き地蔵, le « Jizō des pleurs nocturnes »). Cette effigie fait l'objet d'une dévotion familiale continue : les parents viennent y accrocher des bavoirs rouges brodés d'inscriptions pour apaiser les nourrissons sujets aux terreurs et pleurs de nuit et solliciter la guérison des maladies infantiles.
L'ex-voto enflammé et la tradition des marionnettistes
À l'intérieur du pavillon principal est exposée une plaque votive (ema) singulière datant de l'ère Meiji, illustrant la célèbre légende d'une pèlerine nommée Shiyo originaire du nord du Japon : coupable de maltraitance envers sa belle-mère, ses vêtements se seraient spontanément enflammés sous une pluie battante devant le temple ; sauvée après un repentir éperdu, elle consacra cette image terrifiante pour inciter les générations futures à la piété filiale. Le quartier de Kokufu est également réputé pour avoir abrité les ateliers des grands maîtres sculpteurs de têtes de marionnettes du théâtre traditionnel Ningyō Jōruri d'Awa, tel que le sculpteur Tenguhisa.
Sources : Association des 88 temples de Shikoku — Kannon-ji ; Office de tourisme de Tokushima (Awanavi) — Kannon-ji.